Journée internationale pour le droit des femmes

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Dans une interview accordée au magazine de mode i-D, et au lendemain de la journée internationale pour le droit des femmes, Emily Eavis est interrogée sur le festival de Glastonbury, suivant cet axe; le rôle des femmes à Glasto, dans les festivals, et dans le music business en général. Déjà, il est vrai que Glastonbury est en passe de devenir un festival dirigé par une femme, car Michael son père, 80 ans cette année, prend quelques distances avec l’organisation depuis quelques temps déjà. Si Michael Eavis reste la figure de proue de Glasto, on sent bien que l’influence d’Emily est de plus en plus importante. Cette dernière est apparue très concrètement dans l’organigramme lorsqu’elle a créé la zone the Park en 2007. Dans cette interview, Emily Eavis raconte l’influence que les femmes ont toujours eu sur l’organisation du festival de Glastonbury. En commençant par Arabella Churchill, qui a été la co-organisatrice de la Glastonbury Fayre de 1971 avec Andrew Kerr, mais aussi la fondatrice de la partie Theâtre et Cirque du festival, ainsi que de Kidz Field. Arabella Churchill est resté présente au sein de l’organisation du festival jusqu’à sa mort en 2007. Mais n’oublions pas aussi Jean Hayball qui a été la compagne de Michael Eavis, la propre mère d’Emily, avec qui Michael a créé le festival en 1970. Cette dernière est décédée en 1999, et c’est justement à partir de cette époque qu’Emily Eavis qui a alors 20 ans, a commencé à s’impliquer dans l’organisation du festival.

Pour ce qui est de ce qui nous intéresse particulièrement, dans cet interview, Emily parle un peu de programmation:

Qui d’autre vous intéresse? Quelles autres artistes féminines?
Nous avons programmé des femmes africaines particulièrement intéressantes ainsi que des femmes britanniques qui réussissent très bien en ce moment. Évidemment je ne peux pas vous donner de noms parce que tout ceci est secret… Des groupes comme les Savages sont géniaux. Et évidemment Wolf Alice sont très bons, c’est génial à voir. Laura Mvula j’adore.

Il y a une femme britannique particulière qui réussit particulièrement bien en ce moment aussi, bien sur…
Bien sur… Nous aimons Adele. Elle est une artiste incroyable et étonnamment honnête et amusante et vraie et c’est ce que tout le monde aime à son sujet. Elle est un grand exemple car elle ne triche pas. Il y a une certaine pression sur les femmes à se produire sur scène d’une certaine manière ou de renvoyer telle ou telle image, alors qu’Adele est juste honnête et vraie et amusante et en plus aussi populaire qu’il est possible de l’être.

Elle ferait une très bonne tête d’affiche…
En effet, n’est-ce pas? Ce serait génial de l’avoir.

Pour ce qui est de la dernière réponse, qui a une importance particulière, j’avoue avoir eu un cas de conscience au niveau de la traduction sur laquelle je veux revenir. La réponse exacte d’Emily Eavis est: She would, wouldn’t she? It would be great to get her… Ce qui, en traduction littérale donnerait plutôt: Elle le serait [une très bonne tête d’affiche], ne le serait-elle pas?  Mais on est là dans une tournure britannique pure qui n’est pas traductible telle qu’elle. En revanche, je vois dans cette courte réponse plein d’ironie qui est évidemment liée au sous-entendu, celui de la présence d’Adele sur la Pyramide samedi soir. N’oublions pas que c’est Emily Eavis qui dans cette interview prononce le nom d’Adele justement, car la journaliste avait amené le sujet par sous-entendu. D’habitude Emily n’y va pas par quatre chemins et répond: « non cet artiste ne sera pas là », pas aujourd’hui.

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