Glastotrip

Lundi

Le lendemain matin, nous nous réveillons certes encore enthousiastes de ces moments passés, mais l’amertume est palpable. De plus, il faut maintenant plier bagages, et surtout rapporter la tente, très lourde jusqu’à la voiture. Nous prenons un rapide petit déjeuner, faisons nos sacs, et vidons la tente. Le démontage est un peu long, la tente est grande et complexe, nous faisons tout ceci en silence. A peine tout empaqueté, nous répartissons nos charges, Hub sans un mot prend le départ, Bigou lui emboîte le pas. Je prends un instant pour regarder l’espace qu’occupait notre tente, la vue que nous avions de là. Mon fauteuil de camping est posé par terre, plié, je n’envisage pas de le porter, alors je le déplie, et le pose à la place de notre tente, un signe accueillant et confortable qui reste derrière nous. Je pense un instant prendre la photo de la scène et ne le fais pas, car les autres sont déjà loin, mais je regrette aujourd’hui de ne l’avoir pas fait.
Porté par le flux de la foule qui quitte le site, nous parcourons le long chemin qui nous ramène à la porte D. Nous arrivons rapidement à la voiture, chargeons nos bagages dans le coffre. Nous nous changeons un peu, et quittons nos habits de festivaliers un peu boueux. Il n’est pas midi lorsque nous quittons le parking, nous subissons quelques embouteillages mais rien de bien dramatique, c’est long, mais de toute façon, nous sommes indifférents maintenant que la fête est finie.
Nous rejoignons Salisbury en début d’après midi, faisons une courte halte chez Bigou que nous laissons là sans trop savoir que dire. Direction Dover, nous arrivons en avance pour le bateau et faisons avancer notre ticket vers 17h00. Nous débarquons à Calais en début de soirée avant 20h00, et poursuivons sans interruption notre parcours vers Paris. La fatigue, la nostalgie, les souvenirs qui tournent dans la tête, c’est sans doute pour ça que ce retour est si calme, si silencieux. Nous retournons à nos vies de tout les jours après cette parenthèse étrange, et finalement même si cette expérience a été merveilleuse, ce n’est pas si désagréable d’en finir, j’ai maintenant hâte de retrouver ma famille, ma Béa et ma petite Kiruna. Vers 22h00 nous arrivons à Paris, Hub et moi nous quittons au pied de chez moi. Je grimpe les escaliers, frappe à la porte, qui s’ouvre, j’entends courir dans le couloir, et lorsque la porte s’ouvre, un cri de joie… Papa!

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