Glastotrip

Pink Floyd

Ummagumma

Pink Floyd, voila un nom qui revient souvent dans les spéculations pour Glastonbury. Mais franchement, je ne vois pas comment la chose pourrait être possible, à moins que…

L’histoire entre Pink Floyd et le festival de Glastonbury est une histoire d’échecs, de maladresses, ou de coups de « pas de chance ». Et le groupe phare du rock anglais des années 70, qui n’a vu cesser de voir croitre sa mythologie au long des décennies suivantes, n’est finalement jamais apparu à Glastonbury. C’est presque étrange quand on y songe.

Le premier loupé entre Pink Floyd et le festival de Glastonbury a lieu en 1971. Andrew Kerr organise la Glastonbury Fayre, 2eme édition de Glasto en mode free festival. Il contacte Pink Floyd pour les programmer, mais ces derniers, bien qu’intéressés par le projet, ne peuvent répondre positivement. En effet, ils tournent au même moment en Europe, et il n’est pas possible de rapatrier le conséquent matériel de scène du groupe pour l’occasion. Aujourd’hui ce matériel, que le groupe avait photographié pour le revers de la pochette de l’album Ummagumma, parait assez sommaire. Mais à l’époque, c’était quasiment ce qui se faisait de plus imposant en terme d’équipement de tournée.

Puis, Pink Floyd traverse allégrement les années 70 pendant que Glastonbury n’existe plus. Lorsque le groupe est au faite de sa gloire, mais aussi au bord de la rupture, en 1979, à la sortie de the Wall, Glastonbury est enfin de nouveau organisé. Le festival qui n’avait plus eu lieu depuis 8 ans renait de ses cendres. Pour Pink Floyd les 31 dates de la tournée de The Wall, vont clore pour un long moment les apparitions du groupe.

La rupture entre Roger Waters et Pink Floyd est douloureuse, et le groupe ne reparait sur scène qu’en 1987, la formation ne compte plus que trois membres: Gilmour, Mason, et Wright. Entre 1987 et 1995, Pink Floyd produit deux albums studio, et en assure la promotion avec deux tournées. On peut discuter de la qualité de ces albums au regard de la production antérieure du groupe, en revanche, les tournées sont triomphales. Le groupe comble le déficit de notoriété qui le tenait loin derrière des Beatles ou des Stones. En touchant une nouvelle génération de spectateurs et une audience plus large, ils acquièrent le status de groupe majeur du rock. Pendant cette période, il ne vient, je pense, à l’idée de personne de faire passer Pink Floyd par Glastonbury. Mais, il faut bien se dire qu’en 1995 Glasto commence à peine à se faire une réputation, davantage orientée sur des groupes plus underground, indé. A ce moment, il est déjà trop tard. Ils ne tourneront plus jamais!

Enfin, pas tout à fait… Le groupe ne tourne plus, et ne se produit plus du tout, sauf le 2 juillet 2005 où Pink Floyd se reforme, avec Roger Waters pour un concert de charité (Live 8). Le groupe n’existe plus depuis longtemps, ne tourne plus, mais cet événement crée un espoir immense. Vain nous le verrons.

C’est là que le deuxième loupé intervient. En 2008 Rick Wright décède d’un cancer. On apprend peu après ce triste évènement, que se sachant malade et condamné ce dernier aurait souhaité jouer à Glastonbury. Sachant que les échéances étaient courtes, Gilmour et Mason avaient accepté le principe d’une reformation exceptionnelle et avaient pris rapidement contact avec les organisateurs de Glastonbury. Mais la réponse qu’on leur avait fait fut négative. A prostériori, après que David Gilmour ait raconté l’histoire, Emily Eavis expliqua qu’il n’avait pas été possible de les caler dans la programmation, considérant en particulier que toutes les têtes d’affiches avaient déjà été signées, il n’était ni possible ni même correct d’annuler au dernier moment, un artiste qui s’était engagé avec le festival. En fait, je ne sais pas si Pink Floyd exigeait une position en tête d’affiche, mais surtout on ne saura jamais ce qui est vrai ou pas dans cette histoire.

Difficile donc, après cet épisode, de se dire que Pink Floyd se reformerait avec ou sans Waters, mais surtout sans Wright, pour jouer à Glastonbury. Pourtant, ca revient sans arrêt. Compte tenu de tout ce qui précède, je n’y crois pas une seconde.

Ce qui pourrait éventuellement se passer, et franchement même si ça me ferait très plaisir, je n’y crois guère, c’est que Nick Mason, qui tourne en jouant les premiers titres du groupe (en particulier de l’époque Syd Barrett), vienne jouer à Glastonbury. C’est hautement improbable, mais concernant Pink Floyd, c’est je crains, le maximum qu’on puisse espérer. Comme je dis souvent: il n’est pas interdit de rêver…

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