Glastotrip

Vendredi matin

La nuit à Glasto c’est très bruyant, et peut-être plus spécifiquement à Pennard’s situé entre the Park, et le Sacred Space où quantité de personnes passent la nuit. En particulier, près du cercle de pierres il y des feux, et c’est un endroit privilégié d’où les gens font partir des lanternes thaïlandaises. En plus, les espaces du Sud-Est (Shangri La, the Commons, etc…) ne sont pas si loin. Une rumeur très perceptible est donc clairement audible pendant toute la nuit. Vers 5h00, au moment du lever du Soleil, une clameur résonne, car nombre de personnes attendent ce moment au Cercle de Pierres, ou en haut de the Park. J’avoue qu’à aucun moment je n’ai eu le courrage de me le ver, voire de rester éveillé toute la nuit pour faire celà. Mais dans l’esprit, l’idée me plait bien. En tous, cas, tout ce bruit nécessite impérativement l’usage de bouchons anti bruit pour parvenir à dormir. Il m’est arrivé de les enlever en pleine nuit, mais, alors, impossible de dormir. Dans la nuit de jeudi à vendredi, cependant, aucune clameur matinale, mais un bruit continu, celui de la pluie, auditivement intense, sur la toile de la tente. Au petit matin, en ouvrant la tente, tout était gris, et humide.
Nous nous sommes tous trois réveillés vers 9h00. Autour d’un petit café, Hub et Bigou ont parcouru le programme pour décider quels concerts ils iraient voir (ils n’avaient rien prévu d’avance ou si peu). De mon côté, depuis des jours déjà je savais ce que j’avais prévu de voir. Il faut dire que des trois jours, le vendredi était celui qui proposait la programmation la plus alléchante de notre point de vue à tous les trois. La journée allait être longue… Ce matin là, nous sommes déjà depuis plus de 48 heures sur le site, si l’on considère la nuit passée dans la queue dans la nuit de mardi à mercredi. Deux problèmes se posent: les batteries des téléphones commencent à se vider, et la nécessité d’aller aux toilettes pour une grosse commission devient de plus en plus impérative.
Concernant les téléphone, nous avions prévu de les utiliser pour nous retrouver, mais déjà l’abonnement de Hub ne fonctionnait pas en Grande Bretagne, nous ne pouvions communiquer qu’entre Bigou et moi, ce qui était déjà restrictif. Il existe sur le site un certain nombre de tentes « chill and charge » sponsorisées par Orange, où il est possible de recharger son téléphone. Mais pour accéder à ces espaces les queues sont considérables, et nous n’avons donc jamais tenté d’y entrer. On peut trouver aussi nombre de stands et commerces qui vendent des chargeurs (probablement sur piles), certains même dans Green Fields proposent de recharger un téléphone à l’énergie solaire. Là encore nous n’avons pas envisagé cette option.
Pour les toilettes, Hub et moi envisagions avec beaucoup de difficultés la possibilité d’utiliser les toilettes de Glasto qui sont particulièrement impressionnantes. En fait Hub, le jour précédent avait fait une incursion dans la zone des tipis et y avait squatté les toilettes qui étaient d’après lui encore propres. Mais sur le reste du site, tous les chiottes étaient apocalyptiques, et nous faisions un blocage. Ce matin là nous décidâmes donc, de retourner jusqu’au parking, moi pour recharger un peu mon téléphone, et Hub pour récupérer des batteries pour son appareil photo, mais aussi en espérant peut-être trouver des toilettes convenables. Je me disais, avec espoir, que peut être celles des parkings avaient été nettoyées, et qu’elles n’étaient maintenant plus fréquentées. En fait, autour des parkings nous n’avons trouvé que des toilettes à vomir, avec des cuvettes débordantes de merde, l’horreur absolue! Au retour, Hub s’est caché au creux d’une haie entre deux parkings, et s’est soulagé là. Moi, un peu flippé, je n’ai pas profité de cette option. De retour à la tente, nous avons tous trois communiqué nos programmes, et nous sommes quittés sans trop savoir comment nous allions nous retrouver.
La journée commençait pour moi à la John Peel Stage à midi avec Stonefield, un groupe de 4 sœurs assez jeunes qui jouent un rock seventies. J’avais découvert le groupe pendant l’hiver lorsqu’il avait été annoncé au line-up. J’avais trouvé ça pas mal, et le matin parfois nous regardions la vidéo du groupe avec ma petite fille qui aime bien aussi. La moindre des choses était d’aller voir ce concert, d’autant qu’il ne clashait avec rien d’autre. Voici un extrait de cette performance, ou elles reprennent « Whole Lotta Love », la bassiste a fait son effet lorsqu’elle a fini le morceau en jouant avec ses cheveux.

A 12h40 pile, comme prévu dans le programme, le concert se termine. Je noterai par la suite que quel que soit l’artiste, les horaires indiqués sont tout au long du festival scrupuleusement respectés. C’est assez impressionnant de se dire qu’on peut, par exemple,  sortir un BB King de scène à heure fixe, mais il faut bien reconnaitre que c’est extrêmement utile pour le spectateur. J’ai largement le temps de rejoindre East Dance à 13h30 pour le concert de BeardyMan. Je profite du moment d’attente pour me promener un peu dans le Dance Village, mais il pleut, et j’entre donc assez rapidement sous la East Dance Tent. Bigou qui était avec Hub à la pyramide pour voir Metronomy, doit me rejoindre, mon téléphone possède encore un epu d’énergie, je lui envoie un SMS pour l’aider à me trouver. Il tarde un peu, et me rejoint peu après le début du concert. Là encore j’assiste à un très bon spectacle, en voici un extrait, en particulier la partie située à partir de 4:15 « tonight we discuss the burning issue: are Pink Floyd fucking amazing », un grand moment!

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