Glastotrip

Mercredi après-midi

Pompiers arrosant le public

Après nos achats à la boutique officielle, Fred et moi sommes toujours ensemble. Nous nous disons alors que nous irions bien voir du côté de Cinéramageddon. C’est une nouvelle zone dans le festival, et connaissant désormais les lieux comme notre poche, l’envie de découvrir quelque chose de neuf nous titille. Il s’agit d’un cinéma en plein air, une sorte de drive-in, conçu par Joe Rush, un artiste résident du festival. Il est à l’origine de nombreux décors à Glastonbury depuis les années 90, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il est imaginatif. Nous remontons donc les pentes de Pennard Hill, sous un soleil de plomb, en direction de la porte D, non loin de laquelle est installée cette nouvelle zone. Mais, déception, lorsque nous approchons de l’endroit, on nous indique que c’est fermé. Nous découvrons juste l’entrée du cinéma qui ne donne un aperçu que très sommaire des lieux.

Nous partons alors à travers Arcadia direction le bar de West Holts. Il fait extrêmement chaud, nous avons donc besoin de nous « hydrater ». Mais ce bar là n’est pas encore ouvert, par chance l’Avalon Inn, non loin, elle, est ouverte. Et en plus, sous sa structure en bois, il y fait moins chaud que sous une tente. Nous restons là un bon moment à récupérer en partie de la nuit, mais aussi des effets de la canicule qui commencent sérieusement à se faire sentir. Puis, c’est la faim qui se fait sentir. Je propose donc à Fred de nous rendre à Manic Organic, qui est pour moi un incontournable de la restauration de Glastonbury. Il se contente d’une bruschetta salade, indiquant que cette année il s’est fait la promesse d’éviter la junk food. En ce qui me concerne c’est curry pommes de terre et pois chiches. Toujours aussi bon! Si vous passez par là je vous le conseille. Pour la digestion, nous cherchons un peu d’ombre, et la trouvons finalement sous la grande tente de l’Avalon stage. Visiblement, la canicule est telle, qu’elle préoccupe les organisateurs. D’habitude les scènes comme Avalon ne sont pas accessibles avant leur ouverture officielle, mais cette fois nécessité fait loi, et l’on peut imaginer que nombre de tentes comme Avalon ont été ouvertes pour donner aux festivaliers un abri contre le soleil. Assis par terre, puis allongés, nous finissons par dormir un peu. Mais, bien qu’étant à l’ombre, sous cette tente il fait diablement chaud, et je me réveille assez vite. Je vais à l’extérieur, où je trouve un peu d’ombre, et une fraicheur toute relative. Disons, qu’il fait moins chaud que sous la tente. Lorsque je vois enfin Fred se réveiller, je lui propose de changer de lieu, d’essayer de monter plus haut pour espérer trouver un peu d’air. Car je sens bien un léger vent, mais à Avalon, qui est une cuvette entourée d’arbre, il est probablement très atténué. Plus haut peut-être trouverions nous un léger souffle capable de nous tiédir un peu?

Nous montons donc au Sacred Space, et là près d’une haie trouvons un peu d’ombre. Et, en effet, là un léger filet d’air frais atténue quelque peu les effets de la chaleur. Je m’endors à nouveau, plus longtemps cette fois-ci. Là Laurent nous rejoint. Un steward distribue de l’eau. Nous comprenons que les organisateurs sont en train de gérer une situation exceptionnelle à cause de cette canicule. Le plus souvent Glastonbury souffre de la pluie, mais aujourd’hui c’est la chaleur. C’est à croire que jamais le climat ne peut rester dans des moyennes acceptables pendant le festival. Nous avons en particulier une pensée pour les gens qui ont fait la queue cet après-midi. Les familles avec les enfants ont dû souffrir en attendant probablement longuement de passer les contrôles que nous avions mis deux heures à passer la veille. Laurent nous confirme qu’il en est bien ainsi en consultant Twitter. Nous descendant à nouveau à Manic Organic, où Laurent prend un repas, pendant que Fred et moi achetons une glace au camion qui se trouve en face. Après ce petit en-cas, nous allons nous remettre à l’ombre dans Green-Fields sous la tente Small World. Là nous assistons aux concerts de Tobias Jacob, puis de James Riley. A l’extérieur, je regarde quelques travelers qui s’entrainent au bâton et au hula hoop. Vers 19h00 nous partons avec Laurent.

En descendant de Green Fields, juste avant West Holts, sur Yeoman Bridge, les pompiers sont là avec un camion. Ils on déployé deux lances pour improviser un brumisateur géant. L’un d’entre eux tient au dessus de sa tête un carton sur lequel il a écrit qu’à gauche (sous la lance) c’est gratuit, et qu’à droite (au sec) le passage est à £1. Nous passons sous l’eau qui est la bienvenue. Nous sommes humides, et le Soleil s’approche de l’horizon, nous n’aurons maintenant plus trop chaud. Il n’avait pas fait aussi chaud en Angleterre depuis 1976. Nous avons vécu la journée la plus chaude de toute l’histoire du festival.

Photo: EMPICS

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