Glastotrip

Lundi après-midi

Cathédrale de Salisbury

Lorsque nous arrivons sur l’Orbital, le ciel commence à se découvrir, et lorsque nous quittons cette autoroute qui fait le tour de Londres, il fait très beau. C’est même sous un franc Soleil, voire un petit coup de canicule que nous arrivons à Salisbury. Le site de Stonehenge ne devant ouvrir qu’à partir de 19h00, nous avons l’après midi pour nous. Nous décidons donc de visiter un peu la ville, et en particulier d’aller voir sa principale attraction: la cathédrale. Elle est bâtie au centre d’un vaste parc, où toute la végétation lâche abondamment ses pollens par cette belle journée de printemps, le dernier jour du printemps. Du coup, mes allergies qui d’habitude me laissent tranquille pour Glasto, se réveillent, et c’est très désagréable! Laurent, lui aussi est sujet au problème, mais dans une moindre mesure. Je me rends alors compte qu’il faudra s’équiper en antihistaminiques, et mouchoirs, en particulier avant d’aborder le festival. Je prévois déjà un passage par un Tesco (chaine de supermarchés) avant d’arriver sur site. Mais, d’une part je ne connais pas Salisbury, et où nous pouvons trouver un Tesco dans les environs, et d’autre part l’heure est à la visite de la cathédrale. Nous entrons dans le cloitre dont nous faisons le tour, et faisons une rapide incursion dans la cathédrale elle même. C’est un lieu majestueux et grandiose, mais aussi assez austère, comme le veut la tradition protestante dont l’anglicanisme s’inspire, atmosphère grandiose accentuée par l’orgue qui joue un morceau baroque.

Lorsque nous quittons la cathédrale, nous sommes toujours préoccupés par le sujet météorologique. Selon les sources, les prévisions se contredisent, et déjà pour le lendemain mardi, nous sommes à peu près certains qu’il va pleuvoir, mais sans savoir dans quelle quantité, et à quel moment. Pleuvra-t-il la nuit prochaine? Verrons nous le Soleil se lever à Stonehenge? Pleuvra-t-il lorsque nous ferons la queue à Glastonbury? Comme nous sommes à peu près certains de subir la pluie, et qu’il est possible que nous ne puissions pas nous mettre à l’abri à ce moment là, Laurent veut s’équiper d’un K-Way. Nous partons donc un peu au hasard dans les rues de la ville pour trouver ça. Par chance le centre de Salisbury est assez petit, et nous trouvons la boutique adéquate en quelques minutes. Pendant que Laurent choisit une veste imperméable, j’avise quelques parapluies en solde. Logique qu’ils soient bradés, nous sommes à la veille de l’été! Bon… la notion estivale dans cette région est à mon avis très différente de ce que nous pourrions imaginer, et l’achat d’un parapluie pourrait être une bonne idée. Ce que je ne sais pas encore, c’est que l’investissement effectué à cet instant va s’avérer en effet très utile, idem pour Laurent d’ailleurs.

Lorsque nous terminons nos emplettes, la boutique ferme, ainsi que nombreuses autres aussi. Il est 17h00, tea-time, mais pour nous c’est plutôt l’heure de la bière. Nous tournons un peu en rond pour trouver un pub, et finalement, tombons sur finalement sur the New Inn, qui indique avoir jardin avec vue sur la cathédrale, c’est parfait!

Nous sommes réveillés depuis très tôt ce matin, nous avons fait beaucoup de route, et maintenant nous souffrons un peu de la petite canicule qui règne. S’asseoir pour boire une pinte, devrait permettre de bien recharger les batteries en prévision de la longue nuit qui doit suivre. Laurent avise une bière locale, distribuée par un tireuse old-school qui l’amuse beaucoup. La bière est fraiche, et le jardin agréable, ce moment de détente est bienvenu. Nous avons effectivement vue sur la cathédrale, et ce lieu me remet en tête mes souvenirs de 2014. Cette année, là, pour le premier Glasto de ma fille Kiki, nous avions dormi à Salisbury. Je me souviens que depuis notre chambre d’hôtel nous avions vue aussi sur la cathédrale. Cette pensée me conduit à téléphoner chez moi et avoir une petite conversation avec Kiki et sa mère Béa. Nous quittons les lieux vers 18h00, direction Solstice.

En moins de 30 minutes nous arrivons au rond point qui donne accès au Stonehenge visitor’s center, où se situe l’entrée du parking pour le solstice. Malheureusement nous arrivons trop tôt, et ne pouvons donc entrer. Nous nous engageons sur une route au hasard, sur cette route sont parqués sur la voie inverse des centaines de véhicules qui font déjà la queue pour entrer sur le site. Cette queue s’étend sur deux ou trois kilomètres.

Une fois engagés sur cette route, il nous est impossible de faire demi-tour. Cependant, en amateur féru de Stonehenge, je suis venu sur place une bonne dizaine de fois, et j’ai maintes fois parcouru les environs. En particulier, il existe un autre site, non loin de Stonehenge, qui fait d’ailleurs partie du même ensemble de sites éparpillés autour d’Amesbury, appelé Woodhenge. Je décide de faire le tour par ce site pour revenir à la A303, puis à notre point de départ, le rond point d’accès au visitors center de Stonehenge. Peu avant 19h00, nous nous retrouvons à proximité du rond point, un petit embouteillage s’est formé, mais bien moins impressionnant que celui que nous avions remonté plus tôt. Là, nous découvrons des manifestants qui nous invitent à refuser de payer le parking. Parmi eux, je reconnais le célèbre Arthur Pendragon, qui depuis des années milite pour l’ouverture du site au public, arguant du fait que c’est un lieu de culte. Le groupe en train de manifester, exige justement la même chose, et juge inconcevable que l’on soit obligé de payer £15 par véhicule pour assister à une cérémonie religieuse. Soyons francs, je n’ai pas de croyance religieuse, y compris dans le paganisme ou le druidisme, et l’opportunité pour moi est au moment du Solstice d’entrer dans le cercle de pierres, mais je conçoit parfaitement leur agacement si telle est leur croyance, et que Stonehenge est leur église. Mais, nous payons notre écot, et nous engageons sur le parking, qui n’est autre qu’un vaste champ situé entre le visitor’s center et les pierres. Conséquence des pluies qui se sont abattues les jours précédents, ça glisse un peu, sur l’herbe… Les stewards nous guident vers l’extrémité du champ la plus proche du site, et une fois garés, il ne nous reste qu’une dizaine de mètres à parcourir pour arriver en bordure du champ, où depuis une légère crête, on découvre Stonehenge à quelques centaines de mètres.

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